21 mars 2011

La narine recrute !

Posted in blablabla tagged à 14:11 par Nath

« Oh, regarde : la narine recrute. Tu comptes postuler ?
– Ben oui, maintenant que je suis trop vieille pour la marine, je suis obligée de prendre celui avec une bosse de moins.
– C’est chameau quand même…
– C’est pas grave, c’est caïman la même chose. »
8D Gniiiih.

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20 mars 2011

Leekeworld prend ses clients un peu pour des blaireaux, non ?

Posted in important..., Joujoux tagged , , , , à 20:56 par Nath

Quelques mois après le LDoll à Lyon où Leekeworld avait installé sa tente à côté d’artistes françaises comme Dust Of Dolls (dont le stand était à côté de celui de Leeke, fyi), Lilycat (idem) ou Enaibi, la grande entreprise coréenne sort une poupée au goût de déjà-vu. En effet, le corps dévoilé (le 14 mars) de leur nouveau Art-Body est une copie assez nauséabonde du corps de la Püns de Dust of Dolls. Stupeur et levée de bouclier dans la communauté qui fourre le nez de Leeke dans sa caca. Leeke se défend : Dust of Dolls est inconnu au bataillon et dégaine des photos du processus de création de leur Mikhaïla (le 16 mars). Sur ces photos, on voit notamment une impression d’un projet de poupée de Lilycat et, dans un coin, un bout d’impression de Püns. Sans blague. Re-nez dans la caca. Et là, après tout ça pue déjà alors autant y aller à fond, Leeke photoshope la photo où l’on voit la Püns genre « mais non, c’est une autre poupée, Dust of Dolls vous ment » (le 18 mars). C’est abyssal dans la mauvaise foi et surtout d’un irrespect suprême envers les clients : ils croyaient vraiment que personne ne remarquerait ?!
J’ai voulu attendre jusqu’à ce que Leeke mette leur Mikaïla en vente pour de vrai avant d’effacer mon compte chez eux. J’ai aussi signé la pétition qui a recueilli plus de 640 signatures en quelques 48h.

Ca en parle un peu partout : chez Algésiras (tu as eu du chocolat, la semaine n’a pas pu être aussi mauvaise que ça. 😉 *câlin*), Esthy (plusieurs fois), Mumb@, Dorachan, AlexielChez Kirane ça me semble être le résumé le plus clair et net avec des images aux bons moments pour illustrer le propos ça vaut le coup d’aller y jeter un coup d’oeil.

Et une liste de liens (piquée chez chez Kirane – sauf le lien fesse de bouc) pour vous faire votre propre opinion :
– Leekworld : official website / Mikhaila sale page / Mikhaila ‘making story’
– Dust of Dolls : official website / Flickr page
– Online petition against Mikhaila’s release : http://www.ipetitions.com/petition/plagiarismno/
– Flickr group denouncing Leeke’s inspirations : http://www.flickr.com/groups/leekeworld_thief/

Enjoy. 😦

Edit du 22 mars : Un article très clair chez Jade, en français cette fois-ci.

10 mars 2011

Mettons les choses au clair…

Posted in important... à 23:14 par Nath

(vie le tumblr de Talyn)

1 mars 2011

Posted in Petites histoires à 14:18 par Nath

Plus de quinze ans. Il m’a fallu plus de quinze longues années après ta mort pour commencer à en parler. Pour commencer à dire aux gens que tu me battais quand j’étais gamin. Tous les prétextes étaient bons pour me mettre une râclée. Quelqu’un se plaignait d’une bêtise faite par un garnement dans le quartier ? C’était forcément moi et j’en prenais pour mon grade. Vous vous disputiez avec maman ? C’était encore ma faute et ma fête. Je refusais de manger ? Je m’en prenais plein la gueule.
Alors je suis devenu un sale gosse. Oeil pour oeil, dent pour dent. Tout ce que les autres me faisaient, je le leur rendais. J’étais peut-être tabassé une deuxième fois à cause de ça, mais tant pis. Parce que je ne pouvais pas te rendre chaque coup, je les rendais aux autres. Aux profs, aux voisins, aux camarades de classe.
Je me suis construit dans la douleur, dans la rébellion, dans la colère et l’agressivité, dans cette brûlure dans l’estomac et autour du coeur. Personne ne me parle sur ce ton. Personne ne me regarde comme ça. Personne ne me répond. Personne ne me contredit. J’ai passé mon enfance à être tabassé, qui prétendez-vous être pour m’apprendre la vie !
J’ai vécu dans la peur aussi. Oh, de toi et de tes coup, oui, mais de moi aussi. Moi, adulte, père. J’avais peur de lui faire ce que tu m’as fait, de décharger cette violence sur elle. Je l’ai fait. Pas en coups, presque pas, mais en paroles, en cris. Elle me dit qu’elle avait peur de moi quand elle était enfant, que j’avais cette aura terrifiante. Elle savait que j’aurais été capable d’entrer dans une rage folle et de la frapper jusqu’à être calmé. Je ne l’ai jamais fait, mais à cause de toi, à cause de ce que tu m’as fait subir, je sais et elle savait que j’aurais pu le faire.

Il m’a fallu plus de quinze ans après ta mort pour en parler. Pour en parler à cette petite fille qui avait peur de son père sans savoir pourquoi. Pour détruire l’image qu’elle avait de toi, qu’elle arrête d’idolâtrer son grand-père. Pour en parler aux autres aussi, ceux qui étaient adultes autour de moi, qui fermaient les yeux, qui t’avaient vu me mettre une râclée après l’autre, que je saigne, que j’aie des bleus, que j’en garde des cicatrices. Ils le savaient, ils l’ont vu mais quand j’en parle, ils refusent de s’y confronter. Toi ? Non, jamais, ce n’est pas possible. Tu étais aimé et apprécié de tous. Messieurs-dames, je vous vomis, je vous conchie. Très peu cordialement. Après tout, j’ai appris les claques et les cris, pas la cordialité.

Je t’en veux.

Je sais cependant que tu ne savais pas comment faire autrement ; toi non plus tu n’as pas appris les gestes d’amour et de confiance. J’ai presque soixante ans. Plus de quinze ans après ton décès, j’ai commencé à en parler. Peut-être qu’un jour, j’arriverai aussi à faire la paix.